Fanny
Bégoin |
| L’image d’un temps
“libre”, d’un temps “mort”: quand l’utile
n’existe plus. Quand il n’y a rien à faire, rien qui
ne doit être fait. Il n’y a plus qu’eux et leur quotidien. Une baguette de pain, un bouquet de fleurs, une cohabitation maladroite. Une étreinte fragile, ou une grande solitude, des corps qui se perdent dans l’espace qu’ils habitent. Sous mes yeux et à toute heure, ils se transforment en figures charismatiques d’une génération indécise, parfois même en figures désabusées de cette generation. Quand l’image absorbe ce temps libre et le suspend, quand l’image d’un geste quotidien les propulsent au rang de personages fictifs… |